Prenez de la hauteur avec le Master en Management du Luxe! 15 Jul 2011


La Fondation s’est associée à La Haute Ecole de Gestion de Genève (HEG) qui propose une formation unique pour les cadres de haut niveau qui veulent évoluer dans l’industrie du luxe et comprendre les clés de cet univers.

Antoine Hastoy, Chef de Produit dans une marque horlogère, partage ses impressions au terme d’une première année de cours.

Fondation de la Haute Horlogerie : Quel est votre parcours professionnel ?

Antoine Hastoy : J’ai débuté chez un fournisseur d’habillage horloger en tant que chef de projet. Je suis ensuite passé du côté « marque », toujours au cœur de la production et de son organisation. J’occupe maintenant un poste de Chef de Produit pour une marque horlogère, au sein du Département Marketing.

FHH : Qu’attendiez-vous de la formation MAS luxe ?

AH : Cela correspondait d’abord à un projet professionnel. Le but était d’évoluer de l’univers industriel vers l’univers marketing. Lors de mon inscription au Master, j’occupais un poste de coordinateur logistique. Aujourd’hui, je vous parle en tant que Chef de Produit : vraisemblablement le virage est réussi!

Le deuxième objectif s’attachait au principe-même de la formation continue : se tenir au courant des récentes évolutions du secteur. Tout évolue très vite et je me suis dit que cette formation pluridisciplinaire, dispensée par des professionnels, m’offrirait les dernières clés du domaine. J’ai acquis les derniers outils conceptuels et pratiques pour mon travail de tous les jours.

FHH : Au terme de cette première année de cursus, quels bénéfices concrets et globaux tirez-vous ?

AH : Concrètement, j’ai réussi à passer de l’univers industriel au marketing. Même si je dois saluer la confiance des gens qui m’ont engagé dans un département marketing avec une expérience autre.

Un autre bénéfice tangible : le réseau ! Et de plus sur deux niveaux. Les participants viennent d’horizons très divers, banque, horlogerie ou encore hôtellerie. Le réseau des intervenants aussi, car beaucoup oeuvrent dans le luxe. Par la force des choses, ces personnalités font partie d’un réseau intéressant.

Plus globalement, j’ai maintenant la chance de pouvoir exercer une profession qui me plaît. La formation, en parallèle, me permet d’intellectualiser le travail concret du quotidien. Cela dispose à prendre du recul et à se questionner sur la position actuelle d’une marque, de l’industrie, de l’ensemble du secteur, et sur ce que l’on fait, à son propre niveau, dans ce contexte.

Un de nos professeurs imageait cela par le tour en hélicoptère. En prenant de la hauteur, nous nous dégageons complètement du quotidien et observons les choses d’un œil neuf. Tout en étant au fait des dernières évolutions de l’industrie, grâce aux intervenants.

FHH : Quels cours, intervenant ou visite vous ont plu et pourquoi ?

AH :

« On ne peut pas ne pas communiquer » !

Ce postulat de Marie-Claude Sicard, experte en stratégie de marque, fut la première onde sismique du Master. Elle part du schéma classique en communication, avec un émetteur, un transmetteur et un récepteur. Puis elle confronte ce schéma avec les nouveaux outils de communication, dont le web. Le schéma s’en trouve complètement bouleversé : l’émetteur est tour à tour récepteur et émetteur. La marque parle à ses clients et les clients parlent à la marque. Marie-Claude Sicard s’intéresse essentiellement à l’échange entre ces deux entités qui ne sont plus ni émetteur ni récepteur mais les deux à la fois. C’est dans cet échange que l’on va réussir à faire passer le message de la marque et à comprendre sa perception. Les sources de Marie-Claude Sicard vont des neurosciences, à l’anthropologie, à la sociologie, à la sémiologie, à la sémiotique, à la mythologie ou encore à l’histoire de l’art… Des matières très diversifiées qui permettent de comprendre comment cet échange fonctionne et comment se construit un discours de marque. Pour moi ce fut une véritable révolution. J’avais appris le concept des 4 P, avec Produit, Prix, Promotion et Place. Ce cours m’a ouvert à un niveau de réflexion supérieur.

Tous les autres intervenants ont ensuite enrichi cette réflexion amorcée par Marie-Claude Sicard. Nous avons étudié la stratégie marque, mais aussi des matières basées sur l’analyse chiffrée comme l’art de monter un business plan ou la réalisation d’études financières. Dans ce Master, j’ai aimé passer du pendant rationnel, tangible et chiffré à la théorie marketing.

Parmi les visites organisées, j’ai adoré celle de l’atelier Hermès, où sont produits les fameux carrés de soie. C’était fantastique de découvrir les méthodes de production, le soin apporté à la réalisation. Technologie et tradition se mélangent. En fin de chaîne, des ouvriers qualifiés contrôlent le carré avec leurs yeux et leurs mains, alors qu’en début de chaîne œuvre un robot issu de l’industrie automobile. En début de visite, nous avions découvert l’histoire du carré de soie. C’était intéressant d’avoir la partie théorique puis celle pratique, avec l’illustration de l’alliance entre tradition et innovation. Cela a rendu cette journée très complète.

Tous les détails sur le Master en Management du Luxe ici.

Julien Pfister/Yannick Emery

La Fondation s’est associée à La Haute Ecole de Gestion de Genève (HEG) qui propose une formation unique pour les cadres de haut niveau qui veulent évoluer dans l’industrie du luxe et comprendre les clés de cet univers. Antoine Hastoy, Chef de Produit dans une marque horlogère, partage ses impressions au terme d’une première année [...]

Written by : Yannick Nardin
Category : Corporate, Experience, People
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